L’éléphant? pas pratique en montagne !
[apnée du sommeil]

A moins de rester en moyenne altitude et prévoir de passer le Col du Petit Saint Bernard comme Hannibal, il est très peu pratique de prendre son éléphant avec soi en montagne.

Hannibal

Les personnes souffrant d’apnées du sommeil (5 à 15% des adultes) laissent donc leur appareil d’aide respiratoire CPAP (l’éléphant, voir photo) à la maison, car trop encombrant et trop lourd.

CPAP

Ils risquent alors des complications : sous-oxygénation du cerveau, hypertension pulmonaire, conflits avec les voisins de dortoir qui ne dorment pas en raison des ronflements… (Un éléphant serait finalement plus silencieux.)

L’alternative a été trouvée par la Drsse Nussbaumer-Ochsner de l’Hôpital Universitaire de Zurich: l’Acétazolamide (Diamox) déjà bien connu en prévention du mal aigu des montagnes. Mais attention aux effets secondaires les plus fréquents (quelques %): sensations de surdité, fourmillements dans les extrémités et le visage, sensations de chaleur et de perte d’énergie, fatigue, vertiges, maux de tête, nausée, perte d’appétit, vomissements, spasmes gastro-intestinaux, diarrhée, modification du goût. Dommage que les éléphants chargent trop la pente! Certaines personnes toutefois rapportent pouvoir se passer de la compagnie de leur éléphant durant plusieurs jours avant que les apnées ne réapparaissent.

Pour ceux chez qui les apnées du sommeil sont surtout liées à la position couchée sur le dos, reste la solution de garder son sac à dos pour dormir, ce qui permet d’être le premier en course le matin, ou alors de coudre une balle de tennis dans le dos du haut de pyjama, ce qui prend moins de place dans le lit, avantage non négligeable lorsqu’on y dort à deux.

P1010053

Bonne nuit!

Léa

 

Sources:

Compendium Suisse des Médicaments

Effect of Acetazolamide and AutoCPAP Therapy on Breathing Disturbances Among Patients With Obstructive Sleep Apnea Syndrome Who Travel to AltitudeA Randomized Controlled Trial, T. D. Latshang; Y. Nussbaumer-Ochsner; R. M. Henn; S. Ulrich; C. M. Lo Cascio; B. Ledergerber; M. Kohler; K. E. Bloch, JAMA 2012;308(22):2390-2398. doi:10.1001/jama.2012.94847