Superwoman au grand 8?
[Mesure des forces de retenue d’une corde avec la main]

 

Le Club Alpin Anglais (BMC pour les intimes) a fait des mesures de la force maximale avec laquelle une personne pouvaient bloquer une corde à une main :

force [kg] à main nue main avec gant
minimum 7.5 7.5
maximum 37.5 30
moyenne 21.5 18.4

Ces valeurs ont été mesurées avec une quinzaine de personnes, femmes et hommes.

  • Première surprise : je n’ai pas mis toutes les valeurs, mais vous pouvez me croire, les femmes ne sont pas les moins fortes. Les machos devront l’admettre une fois pour toute !

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  • Deuxième surprise : la moyenne générale est faible, environ 20kg !
  • Troisième surprise : les valeurs minimales sont très faibles : 7kg et demi. Et ces personnes étaient attentives !  Qu’en est-il quand on est en train d’admirer des silhouettes vu du bas ?

Conclusion : iI faut un bon appareil d’assurage (donc un qui freine beaucoup) pour garantir un assurage et pouvoir bloquer le grimpeur dons le cas d’une grosse chute.

Et bien sûr rester attentif.

 

Je pense donc que ce test répond bien à la question de l’assurage au 8 rapide…

Bon, faut vraiment assurer!

Lionel

La communic-action!

Communiquer est vital.

C’est aussi vrai en escalade, avant d’arrêter d’assurer son partenaire au mauvais moment par exemple.

Et c’est surtout vrai en montagne: les discussions entre tous les membres du groupes sont extêmement importantes!  et peuvent sauver des vies.

Egalement en écoutant les moins expérimentés.

la communication

Je ne dis pas qu’il faut s’arrêter toutes les dix minutes pour babiller, mais certains accidents d’avalanches mortels auraient pu être évités si le chef de la course avait écouté son groupe et les doutes des moins expérimentés.

Je reprends quelques exemples du livre Les décisions absurdes II de Christian Morel pour illustrer cet aspect ultra-important dans la gestion du risque:

  • L’aviation l’a compris depuis des années: il faut casser la hiérarchie dans le cockpit afin que la copilote puisse pouvoir agir quand la pilote fait une erreur. Les débriefing après le vol sont aussi extrêmement importants pour pouvoir rediscuter des erreurs commises et corriger.  Un débriefing après la course est aussi très important pour permettre à chacun de s’exprimer et apprendre des situations rencontrées.
  • Dans la marine nucléaire et à la NASA, ils se méfient particulièrement lorsque tout le monde semble d’accord et ne dit rien. Un débat contradictoire avec avocat du diable (!) est maintenant obligatoire avant chaque grande décision, ce qui permet d’envisager tous les aspects du problème. Ce n’est pas parce qu’on ne dit rien qu’on est d’accord! Donner la parole à tous les membres du groupe permet de révéler des autres avis que les gens n’auraient sinon pas exprimés spontanément.
  • En montagne, nous sommes souvent fatigués, parfois aussi stressés. Surtout la responsable de la course qui doit réfléchir en permanence à beaucoup de choses: horaire, conditions météo, situation avalanche, état du groupe,… Il est donc très facile qu’elle ne voie pas certains signes de danger! Encore une bonne raison d’en discuter gentiment avec elle.

Alors, soyons modeste, remettons-nous en question et acceptons de discuter de nos petites erreurs afin d’en tirer des conclusions et essayer à l’avenir d’en éviter de plus grandes.

Je pense qu’on apprend bien plus vite comme cela, expériences faites.

Lionel Kiener

Le genre masculin s’applique bien entendu également même s’il n’a pas été mis dans le texte afin d’éviter la lourdeur. (la lourdeur masculine est bien connue…)