Mieux vaut ne pas grimper avec la corde raide.
[durée de vie d'une corde]

Combien d’années puis-je garder ma corde?

Et bien ça dépend.

De quoi?

  • de la fréquence d’utilisation
  • du stockage
  • de l’usure
  • des abus de substances (chimiques et autres)

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Inspectez-la fréquemment.

Un stockage précautionneux entre chaque usage et un sac à corde sont essentiels.

Recommandations:

  • utilisation intensive chaque jour : 1 an
  • utilisation intensive hebdomadaire : 2 ans
  • utilisation hebdomadaire en moyenne sur la saison : 5 ans
  • utilisation très occasionnelle : 10 ans

EN CAS DE DOUTE: POUBELLE!

 

Pour la question du sac à corde, clique ici.

 

Les détails de quelques fabricants:

Selon Beal:

Durée de vie = durée de stockage avant première utilisation + durée d’utilisation.

- La durée de vie est limitée à 15 ans.
- La durée de vie dépend de la fréquence et du mode d’utilisation.
- Les sollicitations mécaniques, les frottements, les U.V. et l’humidité dégradent peu à peu les propriétés de la corde.

Durée d’utilisation :
La durée d’utilisation potentielle des EPI BEAL est de 10 ans au maximum.

Selon Sterling:

Voici quelques critères temporels pour juger de l’usure de votre corde: vous pouvez utiliser votre corde de trois mois à une année en cas d’usage fréquent et intensif.

Vous pouvez utiliser votre corde environ deux ans quand vous vous en servez régulièrement les week-ends. Vous pouvez utiliser votre corde entre 2 et 4 ans quand vous vous en servez une fois de temps en temps.

Même si vous n’utilisez pas votre corde et que celle-ci est stockée dans un endroit correctement dans un endroit approprié (non exposé à la lumière du soleil et à toutes autres sources d’usure), sa durée de vie maximum n’excédera pas 10 ans. La durée de vie d’une corde qui est utilisée au mieux ne devrait pas excéder 5 ans et ne doit en aucun cas dépasser 10 ans. Si vous avez des doutes quant à l’histoire ou à la qualité de n’importe quelle partie de votre corde, remplacez-la immédiatement.

 

Bonne inspection.

Lionel

L’éléphant? pas pratique en montagne !
[apnée du sommeil]

A moins de rester en moyenne altitude et prévoir de passer le Col du Petit Saint Bernard comme Hannibal, il est très peu pratique de prendre son éléphant avec soi en montagne.

Hannibal

Les personnes souffrant d’apnées du sommeil (5 à 15% des adultes) laissent donc leur appareil d’aide respiratoire CPAP (l’éléphant, voir photo) à la maison, car trop encombrant et trop lourd.

CPAP

Ils risquent alors des complications : sous-oxygénation du cerveau, hypertension pulmonaire, conflits avec les voisins de dortoir qui ne dorment pas en raison des ronflements… (Un éléphant serait finalement plus silencieux.)

L’alternative a été trouvée par la Drsse Nussbaumer-Ochsner de l’Hôpital Universitaire de Zurich: l’Acétazolamide (Diamox) déjà bien connu en prévention du mal aigu des montagnes. Mais attention aux effets secondaires les plus fréquents (quelques %): sensations de surdité, fourmillements dans les extrémités et le visage, sensations de chaleur et de perte d’énergie, fatigue, vertiges, maux de tête, nausée, perte d’appétit, vomissements, spasmes gastro-intestinaux, diarrhée, modification du goût. Dommage que les éléphants chargent trop la pente! Certaines personnes toutefois rapportent pouvoir se passer de la compagnie de leur éléphant durant plusieurs jours avant que les apnées ne réapparaissent.

Pour ceux chez qui les apnées du sommeil sont surtout liées à la position couchée sur le dos, reste la solution de garder son sac à dos pour dormir, ce qui permet d’être le premier en course le matin, ou alors de coudre une balle de tennis dans le dos du haut de pyjama, ce qui prend moins de place dans le lit, avantage non négligeable lorsqu’on y dort à deux.

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Bonne nuit!

Léa

 

Sources:

Compendium Suisse des Médicaments

Effect of Acetazolamide and AutoCPAP Therapy on Breathing Disturbances Among Patients With Obstructive Sleep Apnea Syndrome Who Travel to AltitudeA Randomized Controlled Trial, T. D. Latshang; Y. Nussbaumer-Ochsner; R. M. Henn; S. Ulrich; C. M. Lo Cascio; B. Ledergerber; M. Kohler; K. E. Bloch, JAMA 2012;308(22):2390-2398. doi:10.1001/jama.2012.94847